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jeudi 10 septembre 2009

10 septembre 2009

Je ne dirai rien de la délibé de cet après-midi, de la réussite "partielle" (pourquoi n'appelle-t-on pas cela un échec?), de l'impossibilité de donner aux notes de 10 et 11 une quelconque signification cohérente, depuis cet invraisemblable décret "Bologne-Dupuis-Legros-Schyns".

J'ai envie d'être léger et, en tout cas, ailleurs.

On ne donne pas la place qu'il mérite à un personnage-chanteur subversif, que j'ai toujours adoré. Je veux parler de Boby Lapointe, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître (sauf Grégory). Certains jours, j'aimerais bien qu'il chante à la place de Sarko ou de Reynders, ou de Bruno Colmant, ou de ... la liste est tellement longue que je préfère m'arrêter ici.



J'aimerais que l'on puisse élire Bobby Lapointe comme doyen, par exemple.

Les textes de ses chansons me font penser à certaines de nos palabres.

COMPREND QUI PEUT
Paroles et musique de Boby Lapointe
Marcel n'est pas ce qu'on appell'
Un intellectuel
Marcel, Marcel
Quand je l'apell'
Moi je l'appel' Marcel
l' n' répond pas, mais il approch'
De sa démarch' gauch'
Et l'on peut voir
Dans son regard
Comm' un' lueur d'intelligence
Il sait de quoi j'ai envie
Il n'est pas si bête
Il sait que c'est de son vigoureux corps d'athlèt'
Je pose ma main sur son gros bras que
m'arriv'-t-il ça fait tilt
Il me sussur' le curieux refrain
Tiens ! voilà du boudin
Et puis en roulant les "R"
Oh, le grand nigaud
Il m'dit j'vais te fair'
L'fameux coup du légionnair'
Et du sable chaud
Dans la légion étrangère
J'aime son heureux caractère
Tout' ses affaires
Et c'est pour ça que
Je dis que l'amour,
Même sans amour
C'est quand même l'amour !
Comprend qui peut ou comprend qui veut !
Celles qui croient que mon Marcel
Ça n'est qu'un manuel
Elles connaiss'nt rien :
Ya pas qu'ses mains qui font des choses bien
Pis d'ailleurs moi j'ai pas le temps de savoir qui
est Marcel
Car mon Marcel
Il me harcèle
Marcel me harcèle
Marcel me harcèle
C'est comm' s'il avait deviné c'dont j'ai envie
J'dirais mêm' qu'il a si vigoureux appétit
Que je jurerais parfois qu'il a divi -
Qu'il a divinement
Fait tout ce qu'il faut faire pour mon con...
Oui, mon contentement
Il sait de quoi j'ai envie.
Il n'est pas si bête
Il sait que c'est de son vigoureux corps d'athlète
J'aime son heureux caractère
Tout' ses affaires, et c'est pour ça que

Je dis que l'amour,
Même sans amour,
C'est quand même l'amour
C'omprend qui peut ou comprend qui veut !

Et l'avenir de la planète ne serait pas nécessairement plus catastrophique!

Et puis, il y a aussi: Veronica Janssens. Plutôt que d'emmener nos étudiants visiter des prisons ou la Cour européenne des droits de l'homme, il serait fort utile de les emmener voir une exposition de cette artiste qui me touche au plus profond.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann_Veronica_Janssens








Expo solo à Bruxelles du 5 septembre au 15 novembre 2009 (WIELS, 354, avenue Van Volxem, 1000-Bruxelles).

mercredi 9 septembre 2009

9 septembre 2009

Il y en a qui en font tout un plat: 09/09/09! Je trouve cela fort bête. Je ne suis bien né le 1/11 à 11 heures du matin (c'est vrai). Qui s'en soucie? Et je puis vous assurer que mes parents ne se sont pas organisés pour cela.

Il y a des jours où des choses intelligentes sont proférées par nos politiques. Dans son interview de rentrée, J.C. Marcourt, nouveau ministre de l'enseignement supérieur, en Communauté française de Belgique (pour combien de temps encore, la Belgique?) tient les propos suivants: " ... on ne fait pas des études (universitaires) pour avoir un métier. Si elles peuvent y conduire, ce n'est pas leur finalité. Il faut soutenir tous les jeunes qui veulent apprendre quelles que soient les filières". Un peu plus loin, il estime que ce serait une erreur de cantonner, rationner, limiter en fonction des débouchés: "il faut informer les jeunes, leur dire notamment que les sciences sont passionnantes et qu'ils n'y vont pas assez. Mais celui qui a envie de faire l'histoire de l'art, qu'il la fasse aussi, quitte ensuite à ne pas travailler dans ce qui aurait été la suite logique de ses études. La primauté de l'enseignement, c'est l'épanouissement personnel". Et puis encore ceci: "la médecine non plus n'est pas une école professionnelle; elle n'a pas à donner de garantie, pas plus qu'un diplômé en droit n'a la certitude, si c'est son souhait, de devenir avocat ... L'essentiel, c'est l'excellence: comment éviter que des jeunes ne se fourvoient dans une branche qui ne leur conviendrait pas?" (LLB, 9 septembre 2009). Il y a longtemps que je n'ai plus entendu de propos aussi sensés à propos de l'enseignement universitaire. Des esprits endoctrinés à l'aune de l'efficacité, du pragmatisme, de l'utile, du rentable, subsistent en grand nombre malheureusement dans nos institutions universitaires. Ils avaient trouvé un allié en un recteur, devenu baron, on se demande encore pourquoi. Puisse le nouveau ministre infléchir les mentalités!

C'est quand même tout un pan du monde occidental qui s'effondre! Mais je m'en réjouis. On peut lire, dans Le Monde de ce jour, un article intitulé comme suit: "Comment trois banques suisses (pourquoi seulement trois?) ont pu livrer 3.000 (pourquoi seulement 3.000?) noms au fisc français". La fraude présumée s'élèverait à 3 milliards d'euros (ce qui fixe le montant maximal des pénalités à 1,5 milliards d'euros). Il m'importe peu de savoir quelles sont les banques ou les contribuables concernés. Mais cette bonne nouvelle n'est quand même pas annoncée par un ministre socialiste! Elle l'est par Eric Woerth, le ministre du Budget du président Sarko, qui a encore du chemin à faire pour qu'on l'appelle le "petit père du peuple" (même si la moitié du chemin est dores-et-déjà acquise). Je comprends mieux pourquoi Sarko est animé de tics; il doit être gêné aux entournures, quand il retrouve ses amis.

Après Edmée, voilà P. Les aéroports wallons ne sentent vraiment pas bon, au vu des démêlés judiciaires auxquels sont confrontés leurs dirigeants. Jusqu'à preuve du contraire, la présomption d'innocence prévaut.

Mais, comme j'ai pu l'entendre tout à l'heure, de la bouche de petites gens: s'il fait appel, pour défendre ses intérêts, au même avocat qu'Ariel Sharon, lorsque ce dernier a été poursuivi sur la base de la loi belge de compétence universelle, "c'est qu'il ne s'agit pas de broutilles". Cette réflexion de bon sens populaire montre à quel point la présomption d'innocence n'est pas si simple à faire entrer dans la tête des gens. Si maintenant la suspicion naît du choix de l'avocat que l'on fait! Dans le fond, dans notre système judiciaire, ceux qui défendent les intérêts de la société sont toujours des fonctionnaires commis d'office. Quand il s'agit d'intérêts privés, ce n'est pas le cas. On peut se demander pourquoi.

mardi 8 septembre 2009

8 septembre 2009

Ce disque faisait partie des quelques vynils que possédaient mes parents. Quand j'étais petit, je n'aimais pas du tout. Adolescent, je l'ai écouté jusqu'à l'usure. Et cela fait des années que j'en cherche une copie. Hier, je l'ai trouvée et téléchargée sur iTunes. Je n'avais rien oublié. La prise de son reste médiocre (1960), mais quels arrangements vocaux somptueux, quelle émotion! Et puis ce grain, ce souffle, dans la voix. C'est la plus belle version que je connaisse des grands negro spirituals. Dieu sait pourtant si j'ai exploré ce répertoire.

Harry Belafonte, My lord, what a mornin



Et puis, hier, Nicolou, sur le net. Toujours la même histoire. Et si c'était vrai, ce que j'avais pressenti, il y a 30 ans? Je n'aurai jamais donné la vie biologiquement parlant. Mais le coeur d'un père, c'est grand. Mes amants ne restent pas longtemps des amants. Ils se révèlent vite comme des "fils" avec tout ce que cela comporte d'attente de leur part, d'engagement et d'abnégation pour moi. Je finirai peut-être mes jours dans une maison de repos juste pour moi avec des dizaines de fils pour s'occuper de moi! Et si c'était cela ma vie?

Je regarde très rarement la télévision. Je l'ai déjà expliqué: je ne suis pas un homme d'images. Il n'empêche. j'ai regardé (au moins en partie) deux émissions, ces derniers jours:

- FR3 (7/9/09): 102 minutes qui ont changé le monde. L'ayant rejoint en cours de route, il m'a fallu, un certain temps, avant de comprendre qu'il s'agissait d'un vrai documentaire, et pas d'un film catastrophe "hollywoodien". Les faits sont là: les deux tours n'existent plus (mais ils parlent, depuis, d'en construire cinq et un mémorial ... projet qui semble un peu tomber à l'eau toutefois) et des familles déplorent des morts. Pourtant, dans ce reportage, nulle émotion. Il n'y a pas de scène de panique, par exemple. Tout est maîtrisé. Les services de secours, la communication (les caméras sont là où il faut et quand il faut), même les foules dans les rues sont maîtrisées. Les nuages arrivent quand il le faut et les caméras sont là juste au moment où la tour s'effondre. Il n'y a pas à dire. Ce sont des pros!

- Yann Arthus-Bertrand est un bel homme (home ???) et fait d'excellents reportages. Comme toujours, les images sont sublimes. Les sujets et les témoins fort bien choisis. Je m'interroge néanmoins. Une séquence nous montre (cameras à l'appui) un homme qui a choisi de pénétrer au plus profond de la forêt, là où aucune trace humaine ne peut se déceler. On appelle cela la "forêt vierge" et les animaux y sont "naïfs" (ils n'ont jamais de leur vie croisé un être humain). Ce n'est plus le cas depuis qu'un explorateur y a mis les pieds, ainsi que des équipes de télévision. N'y a-t-il pas lieu de se poser des questions? Non, apparemment: "pour défendre, il faut connaître". J'ai un doute.

dimanche 6 septembre 2009

6 septembre 2009

Hier, c'était l'anniversaire de mon père: 87 ans. J'ai invité mon père et ma mère au restaurant. Je n'ai jamais imaginé, plus jeune, que je raccompagnerais chez eux mes parents marchant péniblement tous les deux avec deux cannes. Ils se disputent souvent; mais ils s'aiment. Ils ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. Ils sont admirables. Ils ont (jusqu'à l'angoisse) tout le temps le souci de nous trois: Sam, Ben et moi. Ils s'inquiètent pour ces trois oiseaux instables ou fragiles. Pourtant, ils auraient beaucoup de motifs de penser d'abord à eux.

Ce week-end est le week-end "Retrouvailles". Une inititative liégeoise formidable. Le temps d'un week-end, tout ce que la ville offre sur le plan associatif, culturel, sportif, touristique, etc. se montre. On y recueille des tas d'informations. On y croise des connaissances. On y retrouve des gens qu'on n'avait plus vus depuis des années. J'ignore si une initiative semblable existe ailleurs. Je n'ai jamais manqué ce rendez-vous, sauf cette année, pour la première fois.

De plus en plus, j'aime aller manger à la Cène, pour l'ambiance, le patron, et en plus c'est très bon.

http://www.restaurants.be/restaurant/liege/lacene/?id=7048


L'autre jour, il passait de la musique brésilienne, comme j'aime, mais que je connaissais pas: le Quarteto EM CY et Vinicius de Moraes. Qualité des voix et encore plus des harmonisations. Je me suis empressé, rentré chez moi, de télécharger sur iTunes deux albums.




Une chose me manque: un jardin.

jeudi 3 septembre 2009

3-4 septembre 2009

J'hésite toujours à parler de choses un peu intimes sur ce blog. Et pourtant, je veux qu'il comporte aussi cette dimension. J'ai manqué, pour ma part, à une époque de ma vie, de confidences comme celles que je vais vous livrer maintenant.

Cela ne m'était plus arrivé depuis longtemps. Je pensais même que cela ne m'arriverait plus jamais. On ne peut plus vivre à passé 50 ans exactement les mêmes troubles qu'à 20 ou à 40. Sauf samedi dernier, de manière inattendue. Et dans une imprévisible inversion des rôles. Il cherchait, dans le fond, la même chose que moi, il y a 35 ans. Il attendait quelque chose.

Je n'ai jamais été dragueur. Même si j'y ai succombé (un psy me l'avait conseillé), je n'ai jamais aimé partir en chasse, là où ça se passe. Cela ne me correspond pas du tout; et, quand je l'ai fait, je suis plus souvent rentré bredouille, que satisfait. Des lieux où ça se passe, je ne connais presque rien. Par contre, il arrive que mon regard, en rue, croise un autre regard. Et que ce simple échange de regards crée beaucoup de désir.

Ce samedi, il était jeune (20 ans?). Et cet échange de regards s'est produit. De ce qui a suivi, je retiens une infinie douceur, aucun mot (je ne sais même pas son nom), un regard intense et un sourire avant de se quitter, et une carresse de sa part sur mon bras.

Ma description ne relève pas de l'angélisme. Et je n'ai ni honte, ni culpabilité. 30 ans après, je revivais la même chose ... simplement, les rôles avaient changé.

Ces "rencontres éphémères" n'ont pas moins de valeur que les autres. L'important, c'est de les habiter. Ce fut le cas.

Ce n'est pas toujours le cas.

Deux livres m'ont, à ce propos, un jour, interpelé.

Un récit (un texte écrit pour le théâtre): Karamel, Christian Giudicelli, éd. Seuil, Paris, 2002.



Un double journal: Incomparable, Renaud Camus & Farid Tali, P.O.L., 1999

3 septembre 2009

Je voulais vous parler de l'interview de rentrée, parue hier, de mon idole, Didier Reynders. Enfin, quand je dis: "mon idole", je pense généralement à ce jeu que l'on trouve dans toute "fancy-fair", qui se respecte, et où on peut lancer des boules de tennis sur des reproductions plus ou moins réalistes de têtes qu'on ne peut pas voir en peinture.

Mais, mon ami, JPR, dans son blog, relance le débat sur l'ortpgrtaphe .... je voulais dire, l'orthographe dans la langue française.
http://rousseaumusique.blog.com/

J'ai donc décidé de m'amuser un peu, même si je ne suis pas linguiste du tout (tiens, comment faut-il prononcer ce terme: "linghiste" ou "lingouiste"? Rares sont ceux qui disent "linghiste", en tout cas, comme il faudrait. Faut-il, par conséquent, écrire demain "lingouiste" ou "linguouiste" ... on parle bien pourtant d'indhouistes et, parfois même, de cuistres.

Mon ami relève l'exemple classique suivant: quelqu'un peut être un "imbécile"; mais son état s'appelle "l'imbécillité". Pourquoi un "l", dans le premier cas, et deux, dans le second? Ne serait-il pas plus simple d'écrire "imbécilité"?

Si on devait adopter cette solution, que faut-il alors penser des cas suivants?

Exemple 1: la racine "imbécil-" donne "imbécil-e" et "imbécil-lité"
Exemple 2: la racine "tranquil-" donne "tranquil-le" (à prononcer "trankil", contrairement à "quille", mais comme "ville", mais pas comme "pavillon", qui se prononce comme "papillon") et "tranquil-lité", "tranquil-lisant", tranquil-lement".
Exemple 3: la racine "ferti" donne "ferti-le", "ferti-lité" et "ferti-lisant".
Cherchez l'erreur.

Tant qu'à faire, envisageons un autre cas. On parle d'un "tronçon", notamment à propos d'une autoroute (pourquoi pas tronson ou tronsson?) et, à partir de là, on utilise aussi les mots "tronçon-ner" ou "tronçon-nage". La "raison" devient "raison-nable". Si on doit écrire "réson-ance", n'est-il pas dès lors évident que l'on doive écrire aussi "réson-ner"?

L'anglais est souvent cité comme la langue qui ne s'embarrasse (oui, il faut deux "r" et deux "s"!) point de telles subtilités. Comment prononcez-vous "Edimburgh"? Ou "piousness" (la piété) ... pourquoi ne pas écrire "paillouznesse"?

On dit aussi qu'en allemand, les choses sont simples: il suffit de prononcer toutes les lettres que l'on rencontre. Comment prononcez-vous: "Neuschwanstein" ou "Schwachhofer"?

Un mot peut-être beau par son graphisme et, pour moi, cela doit être encouragé. Les mots s'écrivent, par exemple, en arabe d'une très belle façon; c'est la même pour tous, même si elle n'est pas prononcée par tous de la même manière. Il est vrai qu'ils n'écrivent pas les voyelles en arabe. Les extrêmes-orientaux écrivent avec des idéogrammes. Dans ce cas, l'expression des mots devient art et épure. Nos pictogrammes occidentaux (sortie, toilettes, urgence, ...), importés des Etats-Unis témoignent, à mon humble avis, d'un appauvrissement affligeant.

Mon prénom s'écrit: Xavier.

Ou



Ou encore

Ce n'est pas très simple, mais c'est beau.

Deux exemples de pictogrammes planétaires.



Ma grand-mère était institutrice (avant de devenir directrice de l'école). Elle est née le 25 décembre 1899. Et elle a enseigné jusqu'à l'âge de 70 ans. Ma mère aussi a été institutrice en 6ème pendant toute sa carrière. Elles expliquaient l'accord des participes passés avec des dessins: une dame qui promène son chien en laisse; et le chien court; parfois, il est devant; parfois, il faut tirer sur la laisse, parce qu'il reste derrière. Je n'oublierai jamais cela. Je suis même sûr que leurs élèves, qui n'ont pas toujours fait d'études après, s'en souviennent encore. Cela explique aussi pourquoi ma femme de ménage écrit sans faute.

Il y a une orthographe d'usage et une orthographe grammaticale. On peut simplifier les règles de grammaire, mais pas l'usage. Et n'est-il pas plus belle manière d'apprendre l'orthographe d'usage qu'en visualisant chaque mot comme une oeuvre d'art? On ne va pas demander à nos enfants, ou petits-enfants, quand même, de rechercher l'origine historique de chaque graphisme.

Marguerite "Yourcenar" s'appelait en fait "de Crayencour". J'en conviens, elle a fait un choix plus facile à prononcer.

mercredi 2 septembre 2009

1er septembre 2009

Rentrée des classes. Je les plains. Il y a, cette année, des élèves sans école et des écoles sans prof.

Etape du tour d'Espagne cycliste - la Vuelta - à Liège, sous la flotte. Ole! Tout le monde était content! Je ne sais pas si la ville de Liège paye (et combien ça me coûte comme citoyen) pour avoir, à Liège, une étape du tour de l'Espagne à vélo ou si les Espagnols paient pour venir à Liège. Toujours est-il qu'il venait de Venlo, aux Pays-bas, et que, à la télé, le monopole de la retransmission avait été confié à la VRT (donc l'arrivée du tour d'Espagne à vélo, à Liège, était commenté en flamand, à moins d'aller sur la télé espagnole). J'ai regardé quelques instants, le temps de reconnaître quelques clichés de la ville. Comme d'habitude, avec les activités sportives, je sombre dans un abîme de perplexité. Devant, il y a des bagnoles, avec à l'intérieur, des gens qui ont l'air très importants; suivent deux motos; derrière ces motos, un cycliste, suivi par quelques autres cyclistes, qui suivent le premier cycliste; puis un troupeau de cyclistes qui suivent les premiers cyclistes (entourés de motos qui, à tout moment, risquent de rouler sur les pieds des rares spectateurs); puis un avant-dernier cycliste qui essaie de suivre tous les autres; et puis, un dernier cycliste qui suit l'avant-dernier cycliste; et puis derrière, il y a de nouveaux deux motos. Tout le monde suit tout le monde. Il est interdit de prendre un raccourci ou un chemin de traverse. Il faut suivre. Bêtement suivre. A l'arrivée, le premier des cyclistes, que suivent tous les autres, lache son guidon et lève les bras (quitte à tomber de son vélo). Puis, à la télé toujours, on voit deux ou trois bimbos donner des bouquets de fleurs à des mecs en tenue très moulante, vraiment très moulante, installés sur des marches de hauteur inégale. Il y a même des gens qui applaudissent. Après cela, on met les cyclistes et les cycles dans un avion pour continuer le tour d'Espagne en Espagne. Ils n'auront même pas eu le temps de manger un boulet frites. Je m'interroge.

Heureusement, ce soir-là, je recevais à dîner, chez moi, deux beaux esprits (et pas que, mais n'allez pas y voir malice). J'aime cuisiner et recevoir. Vous allez finir par me connaître, si vous me lisez depuis quelque temps, j'attends généralement la fin du feu d'artifice des idées - bien entendu - pour poser l'une ou l'autre question à contre-courant. Du genre, c'est quoi le péché? Après les sarcasmes d'esprits, qui se disent libres, il n'est pas inutile de faire découvrir que cela n'a rien à voir avec la conception qu'ils en ont. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à dîner ...

Mon menu était le suivant:
- Salade aux légumes croquants, herbes fraîches et scampis,
- Gratin d'aubergines, viande et coulis de tomates sous sa couverture de mozarella,
- A - Vanille et framboises ... bref, les mamelles du destin!