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dimanche 25 septembre 2011

Pourquoi je n'aime pas les Etats-Unis d'Amérique

Quand je suis en présence d'amis et que j'évoque mon aversion pour les Etats-Unis d'Amérique, il m'arrive d'être fort mal considéré ; quand j'évoque mon aversion pour les Etats-Unis d'Amérique, auprès de personnes de la génération de mes parents, je m'entends dire que c'est inacceptable : ils ont été nos alliés et ils nous ont libérés. Cette aversion si fréquemment désapprouvée me pose question. Suis-je un anti-américain "primaire" ?

Les reportages de vacances de certains amis dans les grands espaces naturels me donnent envie, mais ai-je envie d'y croiser des américains ? Et pourquoi ? Il doit s'agir de clichés dans ma tête. On peut rencontrer des gens bien partout, même à Las Vegas peut-être, c'est dire.

Alors, pour y voir clair, j'ai décidé de faire une liste, subjective et parfois, je l'espère, objective, de ce qui me déplaît au pays de l'oncle Sam :

- Je n'aime pas le manière dont le pouvoir est exercé aux Etats-Unis : une démocratie parlementaire dont les élus sont essentiellement les représentants de lobbies qui ont financé leurs campagnes ;
- Je n'aime pas la manière dont la justice est rendue aux Etats-Unis ;
- Je déplore qu'aux Etats Unis d'Amérique la peine de mort semble aller de soi pour une majorité d'Etats;
- Je ne puis être d'accord avec le projet économique américain qui a tout misé sur la consommation afin que quelques-uns en tirent profit, laissant au bord de la route un nombre toujours plus grand de laissés pour compte ;
- Je ne puis être d'accord avec la manière dont le modèle économique américain cherche à s'imposer un peu partout dans le monde ;
- J'ai parfois de la peine à compter les morts liés aux décisions guerrières et aux manigances des Etats-Unis d'Amérique, un peu partout dans le monde ;
- Je ne supporte pas l'unilatéralisme des Etats-Unis dans la politique internationale ;
- Je n'aime pas le Coca-Cola, ni les hamburgers, ni les hot-dogs, ni les chaînes de fast-food ;
- Je ne parviens à comprendre comment la plus grande puissance mondiale et la plus grande démocratie au monde ont pu porter au pouvoir des gens tels que Georges W. Bush, Dick Cheney et Ronald Rumsfeld ;
- Je n'aime pas l'argent, alors que l'argent est le seul maître aux States ;
- Je ne puis comprendre la vente libre des armes ;
- Je n'aime pas les séries américaines et ne les regarde pas ;
- Je ne parviens pas à comprendre le pouvoir des prédicateurs évangélistes, qui de la religion font un business qu'ils exportent un peu partout ;
- Je n'aime pas cette exagération qui caractérise les américains : grosses bagnoles, gros grille-pain, gros sèche-cheveux, grosse ration au resto,  gros effets spéciaux et ... obèses un peu partout. Il semblerait que ce peuple ne puisse exister que dans la démesure. Triste civilisation ... alors que la sagesse est dans la mesure et l'équilibre ;
- Je suis atterré quand, dans l'émission Thalassa, on me montre Miami, où tout est toc et frime, seins silliconnés et pecto au botox (toujours la démesure) et que l'on m'impose un reportage sur des décérébrés qui vont faire la fête sur un banc de sable, dans un parc naturel, d'où trop bourrés, ils ne sont pas capables de revenir ... pas grave, cela génère un business, les rapatrieurs de bâteaux, 1.000 euros pour chaque dépannage ;
- Que dire de cet individu qui a créé un cimetière sous-marin où les cendres des défunts sont moulées avec je ne sais quoi pour en faire une étoile de mer qui sera déposée au fond de la mer. Tout ceci pour des dollars, bien sûr. Et le comble est de voir deux hommes plonger, à l'occasion de la fête des mères, pour aller rendre hommage à leur mère devenue étoile de mer ;
- Oui l'argent a rendu ce peuple fou. Dans deux ouvrages, à lire, Jean-Paul Dubois recense les travers et aberrations de la société américaine. En 1996, L'Amérique m'inquiète (Ed. de l'Olivier/Le Seuil) ; en 2002, Jusque-là tout allait bien en Amérique (Ed. de l'Olivier/Le Seuil). Une fois qu'on met le pied dans ces deux livres, on se demande en quel pays on se trouve et on aspire rapidement à aller au Bouthan! Ici, on parle de cryogénisation, de résidences de luxe pour chiens, de prisons privées, d'un mec qui vend sur internet des parcelles de lune, de shérifs élus qui doivent faire du chiffre en vue de leur réélection, de vente et de port d'armes, de bleds perdus où des paumés vivent dans des ruines de camions ou de caravanes, de casinos tellement clinquants qu'ils en deviennent repoussants, sauf pour un américain.

N'ai-je pas été plus subjectif qu'objectif ?

Je dois en convenir, il m'arrive de trouver du plaisir avec quelques productions américaines. Si je devais les énoncer, mon inculture me serait très vite opposée, mais elles sont nombreuses quand même dans la musique, les comédies musicales, les dessins animés, la littérature, le cinéma. Une autre Amérique ?

Une photo prise par un ancien collègue de passage à New-York m'a interpelé.


Crédit: Yves-Henri Leleu

Cette photo a bien été prise à New-York et non à Bombay ou dans les décharges du Caire. Un ami Facebook l'a commentée comme suit : "Etant parti à la fois en Inde et aux States cette année, j'ai vu bien plus de miséreux aux USA, une misère plus dure, faite de solitude et d'abandon social, familial, relationnel ... des gens qui perdent tout, y compris leur accroche à la perception de la réalité. Cela fait froid dans le  dos ". Ce n'est pas moi qui le dis, mais un ami Facebook, dont la profession donne un crédit certain à ses propos.

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