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mardi 27 juillet 2010

La voix (première partie)

Est-il plus bel instrument que la voix? 

Pour leur voix, certains ont été nommés "chrysostome". 

La voix est l'instrument de musique le plus immédiatement disponible, point besoin d'un autre medium que soi-même. La voix peut tout exprimer du plus sublime au plus détestable. Je me limiterai, dans un premier temps tout au moins, à la voix dans la musique. Je parlerai peut-être un jour des tribuns, des politiques formatés par les conseillers en communication, des voix qui parlent, mais ne disent rien ... Et ceci n'est qu'un début.

Ma réflexion de ce jour, comme toujours, est liée à une constatation toute simple: les voix sud-américaines ne sonnent pas naturellement comme les voix italiennes. Je dis: "naturellement".

Je venais d'écouter Roberto Alagna, puis m'étais permis un détour du côté des ensembles vocaux sud-américains. Il s'agit souvent de trio: Los Lobos, Los Hermanos, Los Machucambos ...


Je me souviendrai toujours d'un 45 tours de mes parents: Lo dudo, par Los Ponchos, retenu par Pedro Almodovar, dans son film La loi du désir.


Un texte sublime, soit dit en passant, dont je propose la traduction suivante:


Je ne doute pas
Que tu arriveras à m'aimer
Comme moi je t'aime


Je ne doute pas
Que ce sera d'un amour plus pur encore
Que celui que tu trouves en moi


Tu trouveras des aventures sans amour
Et à la fin de toutes, tu n'auras que douleur


On te donnera une frénésie de plaisir
Mais pas un rêve sincère
Comme celui que je t'ai donné

Et puis, je me suis toujours reconnu un petit peu dans le groupe Quilapayun, ils ont toujours été plus que trois, une petite communauté. Je me suis demandé récemment pourquoi je me reconnaissais en eux. Est-ce parce qu'ils portaient barbe et moustache, comme moi, qu'ils avaient les cheveux noirs sombres, comme moi à l'époque? Non, mais je sais pourquoi. Ce n'est pas leur profil d'hidalgo chilien qui me plaît, quoique. Je trouve qu'ils expriment une certaine noblesse. Leur physique même indique leur idéal. Bien entendu, leur combat, leur attachement à Salvador Allende n'y est pas pour rien non plus.

















Mais, je m'éloigne de mon sujet.


Donc, dans tous ces groupes sud-américains, du Mexique au fin fond du Chili, on trouve des ténors, à la voix claire, mais toujours un peu fermée. Seuls les brésiliens aiment les voix plus chuchotées, comme celle de Caetano Veloso. 


Les voix ouvertes on les trouve en Italie, ou plus précisément dans le modèle italien, qui est devenu un modèle même au Japon, ou en Corée.


Ceci est très subjectif, mais j'ai toujours un peu de peine à adhérer à un chanteur coréen qui chante à l'italienne. Je préférerais qu'il chante à l'asiatique. 


Comme si les ténors devaient tous être italiens et toutes les basses russes ...


N'est ce pas toujours le même débat: la voix naturelle et la voix formatée, comme la pensée, comme les légumes, comme les sardines ...







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